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2005-2007 - Les émotions

Les émotions

par Guylaine Côté - Octobre 2005


Retrouvez Guylaine sur la Lyre du Québec

 

 

Cet article est une contribution initialement parue sur le forum le BABILL'ART (les secrets de Satori). J'ai trouvé dans ce texte l'expression simple (et non simpliste) d'une réalité niée depuis si longtemps ! Les émotions sont un de nos outils et, plutôt que de vainement tenter de les rejeter, apprenons à vivre avec et à les utiliser !

 

 


 

 

 

Les émotions (plexus solaire) mènent aux sentiments (le cœur). C’est le chemin incontournable pour se rapprocher de l’intégrité, de l’estime de soi. L’amour inconditionnel passe par l’amour de soi. Quoique dérangeantes, les émotions sont signifiantes. Si elles se révèlent négatives (pas mauvaises pour autant), nous en avons peur … peur d’en souffrir, peur de perdre, peur d’être jugé, peur d’être mal compris. En fait, peur de ne pas être aimé. Cette peur de ne pas être aimé est en lien direct avec l’estime de soi (donc, l’amour de soi, le cœur, l’intégrité). Ainsi, on les refoule. Souvent, depuis fort longtemps et souvent en raison de vieux conditionnements parentaux, sociaux ou religieux: tu m’fais d’la peine quand tu dis ça … tu fais d’la peine au p’tit Jésus ou encore, t’auras pas d’amis si tu fais ça! Plein d’interdits pour continuer à être aimé de l’extérieur. Le chakra du cœur est le plus difficile à ouvrir, puisqu’on doit accepter d’être incompris, d’être jugé, c’est le prix à payer pour l’intégrité, l’amour de soi.

 

 

En réprimant l’émotion on se réfugie dans le silence et arrivent, entre autres, le ressentiment et l’agressivité, avec les conséquences inhérentes. L’émotion informe et la refouler c’est donc perdre contact avec soi-même. C’est le feu qui met en mouvement indiquant une réaction face à une situation : une charge (le feu), une tension (mobilisation de l’énergie) et la décharge (libération de l’énergie) pour finalement atteindre l’équilibre. Donc, elle informe d’un besoin, d’un manque, d’une perte et d’autre part, elle est stimulante en nous mettant en action. Bloquer le processus cadenasse le système émotionnel. Exprimer ses émotions, c’est oser affronter ce que l’on est, notre manière de penser et d’agir.

 

 

La charge émotive est une énergie puissante cherchant à se dégager. Si la bouche ne s’exprime pas, le corps lui, le fera. Les symptômes font surface et la maladie s’installe. Les mots ou les maux! Les maux étant le langage du corps. Les difficultés psychologiques sont transformées et converties en symptômes physiques. Le cas échéant, faut faire un ultime effort pour affronter les peurs qui affectent et qui infectent, détecter les tourments nous paralysant. Et ce, au risque que tout sorte de travers … on ajustera si nécessaire! Accueillir son émotion, faire avec … pour entamer l’acceptation de ce qu’elle nous dévoile. Si on la masque, on augmente sa charge.

 

 

Toute émotion a son utilité. Nous disposons de quatre émotions «pédagogiques» de base :

  • La joie : incite à poursuivre, un moteur de motivation. Elle indique un besoin comblé.
  • La peur : indique un éventuel danger, fait appel à une protection ou nécessite de s’adapter. Bien dirigée, elle conduit sur la voie du discernement, de la sagesse, elle évite des bévues.
  • La tristesse : en lien avec un deuil à faire. Réprimée, elle emprisonne dans le déni et fige la souffrance intérieure. Même douloureuse, elle libère et guérit.
  • La colère : sert à défendre le « je suis », un territoire, des valeurs. Sert à baliser, à connaître ou faire connaître nos limites. Elle est la plus refrénée. Coupée de sa propre colère on ne tolère aucune manifestation intempestive des autres. Elle est une force et sert à lutter, à exprimer quelque chose.

 

 

L’émotion refoulée demeure dans le subconscient jusqu’à ce qu’on accepte de la regarder en face et de la vivre jusqu’à sa dissolution. Entre-temps, il arrive que nous utilisions des mécanismes de défense faisant perdre toute objectivité, tels :

  • Le déplacement : on attribue à une personnes des émotions qui se rapportent à une autre personne. Par exemple, se faire critiquer par son patron et s’en prendre à son conjoint en rentrant à la maison.
  • La projection : on nie des pensées ou des émotions qui ne sont pas acceptables en les attribuant à quelqu’un d’autre. Par exemple, je nie mon erreur et accuse un collègue.

 

 

D’autres émotions sont aussi dans notre bagage :

  • La honte bloque l’estime de soi. Il peut arriver que nous « arrangions » la vérité, pour ne pas voir notre souffrance et ainsi, s’installe le déni.
  • Quant à l’anxiété, elle est parfois irrationnelle, elle façonne l’avenir au pire. Mais elle peut aussi mener à une solitude essentielle à l’émission de solutions.

 

 

L’émotion nous rattache à un passé à dénouer et nous pouvons le faire dans le plaisir ou la souffrance. Nous pouvons la camoufler ou la libérer. Faire soi l’authenticité ou porter sa carapace. En fait, vivre l’émotion c’est se donner la permission d’être son propre moteur d’évolution. C’est ressentir.

 

 


Date de création : 20/02/2007 @ 20:47 - Dernière modification : 21/10/2009 @ 20:03 - Catégorie : - Page lue 1667 fois


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