Le cycle de la lunaison

En 2017, nous avons deux lunaisons Lion. La première a débuté le 23 juillet avec la Nouvelle Lune à 0°44 Lion. La seconde débute le 21 août avec la Nouvelle Lune à 28°53 Lion.

Lors de la première lunaison, la Pleine Lune était accompagnée d’une éclipse partielle de la Lune, le 7 août. La Nouvelle Lune du 21 août est accompagnée d’une éclipse totale du Soleil.

Les éclipses se font toujours à proximité de l’axe des Nœuds de la Lune, quand la Lune et le Soleil sont alignés sur le plan de la Terre (l’écliptique), lors d’une Nouvelle Lune ou d’une Pleine Lune.

Les éclipses vont toujours par paire (Nouvelle Lune et Pleine Lune ou Pleine Lune et Nouvelle Lune) et parfois sont au nombre de trois.

Le Soleil symbolisant notre nature profonde, notre âme, ce qui nous anime, et la Lune symbolisant la lumière que nous captons de cette volonté solaire, les périodes entre deux éclipses permettent de se (ré)ajuster… de gré ou de force. Les événements reliés à l’axe des Nœuds sont, la plupart du temps, totalement imprévisibles. C’est une mutation profonde qui s’opère, déclenchée par un événement extérieur sur lequel nous n’avons aucun contrôle… ou un « non-événement » qui provoque une profonde réflexion. Dans les deux cas, l’idée est de nous réaligner sur notre volonté solaire. Les événements en question peuvent être très malheureux ou très heureux : c’est une porte qui se ferme ou qui s’ouvre… et si elle s’ouvre, c’est avec le tapis rouge qui se déroule devant soi.

Le Soleil est maître du signe du Lion. Le Lion symbolise la splendeur de la vie quand nous la créons à partir de notre cœur, avec confiance, noblesse, générosité. Quand elle vient du cœur, la lumière Lion est chaleureuse, joyeuse, majestueuse et charismatique.

Le manque de confiance en soi fait en sorte que nous ne « sommes » plus, nous « prétendons être » quelqu’un. Nous jouons la comédie, nous portons un masque et nous l’astiquons pour le faire briller et attirer les regards. La lumière ne passe plus, bloquée par l’orgueil, la vanité ou la timidité. Nous sommes inconscients de la lumière qui nous anime, nous ne savons pas qui nous sommes.

La conscience (et l’inconscience), c’est Uranus, l’énergie Verseau en face du Lion. Quand nous devenons conscients, le masque tombe et notre lumière solaire peut se déployer dans toute sa splendeur.

Le Soleil donne la vie, il permet que la vie soit. La vie reconnaît la vie. La vie est élan spontané (Bélier), appétit (Taureau), curiosité (Gémeaux), accueil (Cancer), joie (Lion), authenticité (Vierge), harmonie (Balance), passion (Scorpion), diversité (Sagittaire), souplesse (Capricorne), originalité (Verseau) et imagination (Poissons).

Les énergies du zodiaque permettent à toutes les formes de vie d’exister, qu’elles soient issues de l’ombre (l’inconscience) ou de la lumière (la conscience).

Comment devenir volontairement conscient de quelque chose dont nous sommes inconscients ?

Semi-carré Uranus Bélier - Neptune Poissons

tournesol.pngNous vivons actuellement le semi-carré (45°) entre Uranus et Neptune. Le cycle Uranus-Neptune est très long (environ 172 ans). Le cycle actuel a débuté en 1993, avec une série de trois conjonctions dans le Capricorne (19°34 – 18°48 et 18°33). Ce cycle se termine avec la conjonction en Verseau, en janvier 2165 (donc, on s’en reparle dans une prochaine vie wink ).

Il y a 5 aspects exacts de ce semi-carré : le 11 août et le 7 octobre 2017, le 16 juin et le 15 décembre 2018 et le 2 février 2019.

Uranus et Neptune, c’est le réveil d’une anesthésie. L’idée est d’abord de prendre conscience d’être « anesthésié », donc dépossédé d’une partie de soi. Devenir conscient commence par le constat de l’absurdité d’une situation, voir ce qui est creux, terne, fade, toxique, quand l’élan est bloqué, les faux-semblants, parler pour ne rien dire, jeter de la poudre aux yeux, c’est une partie de Neptune, un miroir aux alouettes.

Notre anesthésiant est la peur qui nous paralyse et nous laisse avec un sentiment d’impuissance. La peur peut être issue de diverses sources : les incertitudes qui vont avec le changement, le manque de confiance en soi, le manque d’estime, le sentiment de ne pas avoir les ressources nécessaires, se sentir victime des circonstances, la peur de ne pas être à la hauteur. La peur s’insinue en soi et brouille notre conscience, alors nous nous engluons dans nos habitudes et nous maintenons le statu quo.

Que faisiez-vous en 1993 ? Était-ce une année importante pour vous ? Elle l’était pour moi. Et je réalise que c’était le début d’une démarche entreprise volontairement pour être moi-même. Je ne l’aurais pas formulé ainsi à l’époque mais, considérant le chemin parcouru ainsi que mon vécu actuel, il est clair que j’arrive à une autre étape. C’est la seule chose qui est claire d’ailleurs, parce que pour le reste, c’est le brouillard… mais au moins j’ai conscience du brouillard!

Il est intéressant de noter que Pluton transite actuellement la conjonction Uranus-Neptune de 1993. Ça signifie que les personnes touchées par cette conjonction subissent une importante pression pour faire remonter à la surface une angoisse profonde afin de s’en débarrasser car elle nous maintient dans l’ombre de nous-mêmes.

Conjonction Saturne - Lune Noire Sagittaire

Sans doute parce que nous sommes très chanceux (sarcasme), nous vivons, le lendemain de la Nouvelle Lune du 21 août, la conjonction exacte de Saturne et de la Lune Noire moyenne, en Sagittaire. Cette conjonction se produit tous les 12,5 ans environ. La dernière a eu lieu en février 2005, en Cancer.

La Lune Noire, c’est notre trou noir personnel, qui nous attire et nous répulse en même temps par crainte d’être anéanti si nous succombons à la tentation. En réalité, nous craignons d’être pris dans les excès du signe concerné, nous avons peur de ce que nous pouvons découvrir de l’autre côté. Et comme nous n’avons pas toutes les informations, nous comblons avec notre imagination… la plupart du temps dans le pire. C’est humain !

Saturne, conjoint à la Lune Noire, manifeste cette peur et ce désir, révèle le blocage. En Sagittaire, on peut avoir le sentiment d’être un étranger, d’être médiocre ou de devoir faire face à la médiocrité, de devoir lutter contre des esprits étroits et fermés ou d’être soi-même fermé, de ne pas pouvoir vivre l’abondance et la prospérité parce qu’on est exclu d’une élite qui nous juge et nous condamne, parce que nous sommes qui nous sommes. En résumé, nous pouvons en conclure que nous sommes une « mauvaise » personne, pas du tout « comme il faut ».

Les questions posées par cette conjonction sont : Qui a décidé que nous n’étions pas comme il faut ? De quel droit ? Sur quels fondements ?

À noter également qu’un cycle Saturne-Lune Noire correspond à un cycle de Jupiter autour du Soleil. Quelle que soit la position de cette conjonction, il est toujours question de notre ouverture d’esprit envers la diversité de la vie, de tout ce qu’elle peut offrir, sous de multiples formes. La plupart du temps, nous nous laissons enfermer dans des concepts rigides et sclérosants qui nous maintiennent dans un espace restreint.

Notre éducation, notre vécu, nos expériences, nous amènent à ne regarder qu’une seule facette de la vie alors qu’elle en a autant qu’on veut bien lui en donner.

Nous sommes le Soleil, nous créons la vie. Plus nous sommes conscients de soi, plus nos créations sont lumineuses, originales, majestueuses, plus notre vie est pleine, riche de ses multiples saveurs qui réjouissent notre cœur et le nourrissent. La seule limite est la qualité de notre ouverture d’esprit pour imaginer ce qui peut être fait.

Partir à la découverte de soi-même est une aventure extraordinaire, douloureuse parfois, exaltante aussi.

Je nous souhaite l’ouverture, la conscience et le courage d’être soi.

Sabine smiley
12 août 2017


Date de création : 12/08/2017 10:40
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